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Cette journée d'essais, qui n'a aucune influence sur la grille de départ, n'a plus autant d'intérêt que pouvaient en avoir les Essais Préliminaires ou les Préqualifications, lorsqu'elles se déroulaient en avril ou début mai. En effet, avec une semaine seulement entre cette Journée Test et le Pesage, les concurrents n'ont plus la possibilité de modifier leurs voitures en profondeur. Et comme la sélection des 55 invités est faite depuis longtemps par l'organisateur, il n'y a guère de suspense en ce qui concerne l'établissement de la liste d'engagés. Les concurrents n'ont donc pas grand chose à gagner dans cette Journée Test, si ce n'est une séance d'essais libres avant d'attaquer les qualifications. Ils ont en revanche beaucoup à perdre et pas plus tard que l'an dernier, on a vu la Zytek d'usine déclarer forfait à la suite d'une sortie de route, impossible à réparer dans les délais. La liste des 55 invités publiée en mars n'a subi qu'une modification depuis, avec le forfait de la Ferrari F430 GTC du Tafel Racing, remplacée par la Pescarolo-Judd du Saulnier Racing. Suite au forfait de la Lucchini-Judd aux 1000 km de Spa, on craignait également un forfait de la voiture italienne, mais l'équipe Racing Box semble avoir en partie résolu ses problèmes de suspension à l'issue d'une séance d'essais à Barcelone, le 15 mai. On devrait donc voir la Lucchini, mais dans le cas contraire, c'est la seconde Epsilon Euskadi qui prendrait sa place, puisque le renoncement de plusieurs suppléants a propulsé la LM P1 espagnole en tête de liste des réservistes. Cette liste est complétée par deux Porsche, engagées par IMSA Performance et Felbermayr Proton. Mais à partir du 28 mai, l'ACO établira sa liste définitive et même en cas de forfait après la Journée Test (par exemple suite à une sortie de route), il ne sera plus possible de faire appel aux suppléants. Ce qui est bien dommage, d'autant que ceux-ci sont sur place, ayant déjà une voiture engagée. Cette Journée Test du dimanche 1er juin sera donc l'occasion pour tous les acteurs des 24 Heures de prendre leurs marques. Le suspense est donc garanti jusqu'au bout, d'autant que cette année, on s'attend à ce que tous les records soient pulvérisés. L'an dernier, la Peugeot 908 de Sébastien Bourdais avait été créditée du meilleur temps en 3'26''707. La même voiture, cette fois pilotée par Stéphane Sarrazin, avait signé la pole position en 3'26''344 quinze jours plus tard, juste devant la meilleure Audi, créditée de 3'26''916. Avec la progression technique enregistrée par les deux constructeurs, sans oublier celle de Michelin, qui équipe les deux protagonistes, on doit s'attendre à une progression d'au moins quatre secondes et certains pensent même que la barre des 3'20'' pourrait être franchie. Il faudra en tous cas se hâter pour battre les records car on s'attend à un « resserrage de vis » en 2009. On sait que l'ACO ne laisse jamais longtemps les Prototypes descendre sous la barre des 3'30'', préférant limiter la performance des voitures que de refaire constamment son circuit, ce qui peut se comprendre. En attendant, ce sera la fête des chronos et en course, si les safety-cars le permettent, le record absolu de l'épreuve pourrait enfin tomber. Enfin... car celui-ci date de 1971 ! Une ancienneté qui s'explique par le profond remodelage du circuit survenu en 1972 (la nouvelle portion de Maison Blanche que les Anglais appellent aussi « Porsche curves »), puis par l'apparition progressive des chicanes (courbe Dunlop puis Hunaudières) et enfin par les réductions de performance par les brides. En juin 1971 donc, la Porsche 917 pilotée par Helmut Marko et Gijs van Lennep avait couvert 5335,313 km à la moyenne de 222,304 km/h. Ce record fut approché de très près en 1988 par la Jaguar de Lammers-Dumfries-Wallace, alors que les Hunaudières étaient encore vierges de chicanes, mais il n'a jamais été battu.
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