![]() |
|
![]() ![]() ![]() ![]() |
![]() |
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | |
![]() |
|
Mais Porsche reste une force avec laquelle il faut compter au Mans. Si les 911 GT3 RSR n'étaient que trois au départ, elles étaient suivies de près par l'usine, qui avait délégué quelques ingénieurs de haut vol, à commencer par le légendaire Norbert Singer. Porsche a effectué un important développement sur la Type 997 et les fruits en ont été cueillis aux essais des 24 Heures, qui ont vu Patrick Long signer le meilleur temps en 3'58"152, au volant de la Porsche d'Imsa Performance Matmut. C'est la première fois qu'une GT2 passait la barre des 4' au tour, la Porsche de Wolf Henzler et la Ferrari de Rob Bell y parvenant également. Hélas, Long ne pouvait profiter se sa fantastique pole position. Son équipe ayant refait le plein d'essence hors délais, la Porsche n°76 se voyait reléguée en fond de grille ! Ce qui allait nous valoir une superbe remontée de Long, celui-ci occupant même brièvement la tête durant la période des premiers ravitaillements. Le début de course était d'ailleurs à l'avantage des Porsche, celle du Flying Lizard ne tardant pas à prendre l'ascendant sur celle de Felbermayr Proton, qui rétrogradait après avoir mené le premier tour. Porsche allait-il parvenir à conserver son titre malgré son désavantage numérique ? C'était sans compter sur le manque d'homogénéité de certains équipages, contraints de composer avec un gentleman driver pas forcément très compétent. Un problème qui n'épargnait pas Ferrari puisque après avoir déjà ruiné sa voiture lors de la Journée Test, Tracy Krohn récidivait dès le début de son relais. La seconde Ferrari engagée par Risi Competizione était ainsi éliminée avant même qu'Eric van de Poele ait pu en prendre le volant. Et on n'en avait pas fini avec les frasques des gentlemen drivers américains. La 2ème heure de course n'était même pas achevée que le duel Porsche-Ferrari était décapité par un invraisemblable accrochage entre les deux Porsche qui menaient la danse. Voulant trop bien faire, semble t-il, à l'abord du droite rapide d'Indianapolis, Seth Neiman freinait anormalement tôt devant Patrick Long, qui ne pouvait éviter son rival. Les deux Porsche s'accrochaient et se retrouvaient au fond du bac à gravier. Pour Long-Lietz-Narac, vainqueurs en 2007, la course s'arrêtait là ! Bergmeister-van Overbeek-Neiman parvenaient à poursuivre après une longue réparation, mais leur course allait se transformer en calvaire, leur 32ème place finale n'étant qu'une maigre consolation. Dès la 3ème heure, tous les espoirs de Porsche reposaient donc sur Davison-Henzler-Felbermayr, qui se maintenaient en 2ème position derrière la Ferrari de Salo-Melo-Bruni. Mais la course basculait définitivement dans le camp italien peu avant minuit lorsque la Porsche suivie par Herr Singer était victime d'une problème de boîte. Repartie très attardée, elle allait se contenter d'une modeste 5ème place de catégorie : Pour ce qui est du GT2, Le Mans aura été un cuisant échec pour Porsche, alors que la 911 avait le potentiel pour gagner. Dès lors, la course tournait à la démonstration pour Ferrari, malgré l'abandon nocturne de la voiture d'AF Corse sur problème de transmission. Déjà dominateurs l'an dernier avant leur abandon, Mika Salo et Jaime Melo renouvelaient leur performance, en compagnie cette fois de Gian-Maria Bruni. Dix ans après sa victoire en LM P1 sous le nom de Doyle-Risi, avec une Ferrari 333 SP, Giuseppe Risi goûtait à nouveau aux joies de la victoire au Mans : un succès d'autant plus apprécié que Risi Competizione a connu un début de saison catastrophique en ALMS. Longtemps seconds, Bell-Mullen-Sugden ont été trahis par leur moteur à trois heures de l'arrivée, mais les débuts de Virgo Motosport au Mans ne sont pas passés inaperçus. La médaille d'argent est finalement revenue à la BMS Scuderia Italia (Malucelli-Ruberti-Babini) à l'issue d'un long duel avec l'autre Ferrari du Farnbacher Racing (Ehret-Kaffer-Nielsen). Le triomphe de Ferrari a été complété par la 4ème place du JMB Racing (Aucott-Ferté-Daoudi) qui avait réussi l'exploit de reconstruite une voiture à l'issue des essais, marqués par une sortie de Ben Aucott. Et les Spyker ? Dépassées en performance, elles l'ont également été en fiabilité puisque les deux voitures ont disparu dans la soirée, trahies par leur moteur. Force est de constater que plus les années passent, plus le GT2 se résume à un duel institutionnel entre Porsche et Ferrari. Malgré une victoire surprise en 2006, Panoz a aujourd'hui jeté l'éponge tout comme TVR et Morgan. Nul doute que chez Spyker, qui n'a toujours aucune voiture classée depuis ses débuts en 2002, on doit s'interroger sur la suite du programme. Dans ce contexte, pourquoi ne pas imaginer une seule catégorie GT, qui regrouperait tous les grands noms de la voiture de sport : Porsche, Ferrari, Corvette, Aston Martin, Lamborghini et autres ?
|
|
![]() |
|||||||||||||||

![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |