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Un véritable soulagement pour l'équipe normande, qui n'avait pas été épargné par la malchance depuis le début de la saison. En remportant la première course du week-end et en plaçant ses trois voitures dans le top-dix le lendemain, le Team IMSA Performance Matmut s'est ainsi donné un nouveau souffle dans cette saison 2009 et entame sa campagne estivale avec un moral gonflé à bloc. La formation de Franck Rava et Raymond Narac est la première équipe française à s'imposer dans ce championnat international. Sur ce circuit où elle était déjà venue au mois de mai pour les 1000 km Le Mans Series, l'équipe IMSA Performance Matmut n'a pas mis longtemps pour reprendre ses repères même si lors des essais qualificatifs, ses six pilotes ne parvenaient à afficher la même aisance qu'aux essais libres. Auteur du meilleur temps lors des entraînements, Patrick Pilet échouait de quelques dixièmes dans la chasse à la pole position et devait se contenter du 2ème temps. Un peu plus tôt, Raymond Narac, lui, devait se satisfaire du 5ème. Un scénario que l'équipe a déjà connu lors des deux meetings précédents et qui reste la principale difficulté à surmonter dans ce championnat. « Aux libres, nous étions largement devant la voiture d'Autorlando alors qu'en qualification, la situation s'est inversée. Même si je devançais la Ferrari de Fässler (3ème), de 7/10ème, cet écart de temps avec la pole reste une énigme » juge Patrick Pilet, qui refuse cependant de se focaliser sur le résultat des essais, surtout après l'impeccable prestation réalisée dans la première course. Après avoir accompli un formidable départ, Raymond Narac bondissait de la 5ème à la 2ème place après quelques centaines de mètres seulement ! Un très beau début de course qui permettait au Champion de France GT2 d'accomplir son relais dans les roues du leader avant de passer le volant à son équipier dès l'ouverture de la période des changements de pilotes. « Raymond m'a rendu la voiture en 3ème position. Dès que je suis reparti en piste, j'ai fait le forcing pendant quatre tours pendant que tous les autres s'arrêtaient. Après ces quatre tours, l'équipe m'a passé le panneau P1. Dès lors, j'ai surtout cherché à gérer mon avance et à conserver notre place même si ce n'était pas évident car la voiture était très survireuse et difficile à conduire » raconte Patrick Pilet. Une prudence de rigueur dans la mesure où il n'était pas question de prendre le moindre risque de passer à côté de cette première victoire de la saison et aussi compte tenu de la dégradation très avancée des pneumatiques. « Quelques kilomètres et nous aurions très certainement crevés, comme cela est arrivé à Yannick et Jean-Philippe » estime Patrick. Une crevaison sans laquelle le duo David-Belloc (#18) aurait conservé sa 8ème place. Pour Michel Lecourt et Richard Balandras (#17), en revanche, la course s'était arrêtée dès le premier virage suite à un contact avec une Ferrari. La déception pour ces deux équipages était réelle mais heureusement, la joie de la victoire était la plus forte dans l'équipe samedi après-midi. Dans la seconde course, la donne n'était pas la même puisque Patrick Pilet, qualifié en 5ème position, s'élançait de la 2ème place avec au programme de la course une pénalité de temps de 15 secondes à observer lors du changement de pilote. Le gersois réussissait un envol parfait en se portant immédiatement en tête du peloton. Hélas, le rendement de ses pneumatiques chutait très rapidement si bien qu'après trois tours, la voiture devenait très difficile à piloter. La faute à des pressions de pneus trop élevées entraînant la surchauffe des pneumatiques. « Je n'ai pas pu lutter face à Richard Lietz », déclare Patrick Pilet. « J'ai essayé de résister au retour des Ferrari tant que j'ai pu avant de donner la voiture à Raymond en 2ème position. Après avoir observé la pénalité de 15 secondes, la voiture était vraiment très, très difficile à piloter lorsque Raymond a repris la piste. Malgré cela, il a réalisé un parfait travail pour rester dans le Top 5. Le bilan de ce week-end est tout à fait positif et il reflète très bien ce que nous sommes capable de faire dans ce championnat. « Il était temps ! Cette victoire fait vraiment du bien à toute l'équipe », déclare pour sa part Raymond Narac. « Quand je vois comment chacun s'implique dans l'équipe, je me demandais quand est-ce que nous allions être récompensés ! Nous savions depuis un moment que nous avions le niveau pour faire de belles choses dans ce championnat mais le savoir faire ne suffit pas toujours. Maintenant, je pense que nous avons pris la mesure de la voiture dans ce championnat. Il nous faut à présent arriver à bien gérer les pressions de pneumatiques. Les équipes qui sont là depuis trois ans ont forcément plus d'expérience que nous dans ce domaine et il n'est pas illogique que nous ayons donc un petit handicap sur ce point. Nous travaillons dur pour résoudre ce problème. En tout état de cause, avec Patrick, samedi, nous avons réussi à gagner la course malgré une tenue de route très délicate. Lorsque nous maîtriserons parfaitement les pneus Dunlop, nous serons à même de répéter ce genre de performance. » En dépit des soucis de pneumatiques dus aux pressions de pneumatiques trop élevées, les deux autres équipages du Team IMSA Performance Matmut ralliaient l'arrivée dans le Top 10. Une performance d'ensemble qui suffisait à oublier les malheurs de la veille ! « Vu le niveau affiché par l'équipe depuis le début de saison, je n'étais pas très inquiet sur la perspective de décrocher rapidement de bons résultats. C'est ce qui s'est passé ce week-end » confie Jean-Philippe Belloc, 9ème en compagnie de Yannick David le dimanche. « Nous avons pour notre part eu deux courses difficiles. D'abord, les qualifs - qui s'étaient déroulées sur piste séchante - nous avaient permis de ne faire que deux tours lancés, un en pluie, l'autre en slicks. Lors de la première course, le départ a été un peu mouvementé puisqu'au premier virage, il y a eu quelques frictions. Dès le deuxième tour, la voiture a commencé à survirer très fort à tel point que j'avais l'impression de conduire sur piste mouillée ! Je me suis bagarré avec deux Ferrari pendant tout mon relais. Il y a eu de belles passes d'armes, donc ce n'était pas désagréable vu de l'extérieur mais très franchement, c'était très compliqué derrière le volant ! Yannick allait finir 8ème lorsque trois tours avant la fin, le pneu a rendu l'âme. Pour la seconde course, nous avons modifié les pressions en accord avec Dunlop et malheureusement, l'effet n'a pas été positif et le comportement de la voiture n'a pas été amélioré du tout. Yannick m'a passé le volant 18ème, on est remonté 9ème. Je trouve que ce n'est pas si mal de finir à cette place compte tenu des problèmes de tenue de route que nous avons eus. Nous poursuivons notre apprentissage avec ces pneumatiques et là, on peut dire que nous avons beaucoup appris. » Pour Michel Lecourt et Yannick Balandras, le week-end se terminait donc mieux qu'il n'avait commencé en accrochant la 10ème place : « La première course a été vite réglée puisqu'une Ferrari nous a heurtés par l'arrière gauche. Cela a détruit le triangle et la course s'est arrêtée net pour nous. Dans la seconde course, comme mes équipiers, j'ai eu des soucis avec mes pneumatiques. J'ai défendu ma position autant que je le pouvais mais ce n'était vraiment pas facile. Ensuite, Michel a fait lui aussi ce qu'il pouvait et il s'en est plutôt bien tiré puisqu'il a ramené la voiture à la 10ème place. Nous avons une voiture performante, il faut maintenant que nous ayons une voiture la plus constante possible dans sa consommation de pneumatiques. » Grâce à leur première victoire de la saison, Raymond Narac et Patrick Pilet passent de la 9ème à la 5ème place au classement général provisoire. Les pilotes de la Porsche #997 GT3 RSR #16 comme ceux de la #17 et de la #18 auront l'opportunité d'améliorer encore leur place dans dès cette semaine, de l'autre côté de la Manche, sur le circuit de Donington, théâtre de la prochaine manche.
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